Archive | août, 2011

Adaptation…suite et fin.

30 août

Tout s’est bien passé.

Pas une larme, pas un au revoir larmoyant, pas un regard. L’adaptation s’est terminée vendredi à 13h30, car le Babi ne voulait pas faire de sieste. Du coup, je suis allée le chercher.

Je reprend le boulot vendredi 2, et ça me fendait le coeur de savoir que pendant une semaine il ne reverrai pas son nouvel environnement et qu’il n’y retournerai qu’une semaine après pour une grosse journée (9h-17h30), alors que la journée la plus longue qu’il est faite au cours de l’adaptation s’est finie à 13h30. Je suis donc allé au culot, voir la directrice qui m’a proposée de suite de prendre Nathan toute cette semaine encore, en augmentant petit à petit le temps passé.

Lundi : matin jusqu’après le repas : 12h

Mardi : matin jusqu’à 14h

Mercredi : matin jusqu’au goûté 15h30

Jeudi : matin jusqu’à 17h

Et le petit bonhomme se fait bien à sa nouvelle "vie" sans maman. Il arrive à la crèche, va de suite voir ses copains, ne me calcule pas quand je pars. Et quand je reviens, il me tend les bras et au bout de 5 secondes il veut retourner jouer.

Je suis si heureuse pour lui, pour nous, que tout se passe bien.

Et puis je me suis rendue compte que des moments sans bébé me permettait d’avoir du temps pour "moi", pour faire du ménage sans qu’il renverse le sceau d’eau, me doucher sans qu’il entre dans la baignoire habillé, et faire des courses sans qu"il hurle dans les rayons.

Vendredi, je reprend le boulot, mais je peux vous dire que je vais quand même penser à lui toute la journée. Mon Babi.


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"Bébé, dis moi qui tu es"

26 août

Aujourd’hui je me penche sur un ouvrage que j’ai retrouvé en faisant du rangement. " Bébé dis moi qui tu es", du Docteur Philippe Grandsenne.
Et je me penche sur un passage qui s’intitule "L’amour fou", qui, quand je le relis m’émeut.

Morceau choisi :

"Votre bébé est là pour vous séduire : laissez-vous séduire ! Il a bien le droit d’avoir une mère béate. Et n’hésitez pas à le séduire ; quand on est amoureux, on vit en amoureux. Câlinez le comme vous aimeriez que tous les enfants le soient, comme vous auriez aimé l’être. Ne vous privez pas, ne le privez pas de ce qui fait le bonheur du jour. Corps à corps, coeur à coeur, peau à peau, oeil à oeil. Sans avoir peur de lui faire mal ou de le casser si vous le serrez dans vos bras : il n’est pas en cristal de Baccarat ! Faites ce dont vous avez envie, ce qui n’est d’ailleurs pas si facile. On vous a si souvent répété : "Si tu ne le prends pas dans tes bras, tu lui donnes de mauvaises habitudes" que vous n’êtes pas à l’aise dans vos réactions. Si vous faites ce qui lui est agréable – le prendre quand il pleure – , vous vous sentez mal ; et si vous faites ce qui lui est désagréable – ne pas le prendre -, vous vous sentez mal de l’entendre pleurer. [...]. Et puis, à quel titre devriez-vous ne pas tout faire pour le consler ? Je n’hésite pas à faire l’éloge de la caresse, qui apporte le bonheur. [...] . Et cela rend heureux, c’est cela seul qui compte.Et sachez que plus vous le consolerez dans ses cent premiers jours, considérés comme le premier pic des cris de bébés, moins le deuxième pic de cris, au quatrième trimestre, sera intense et prolongé."

Cet extrait est surtout destiné aux mamans à en devenir, futures mamans, et maman de tout petit bébé.

Il   me parle car moi aussi j’ai eu le droit à un tas de réflexion lorsque Nathan était petit. "Tu le prend trop souvent, laisse le pleurer", sous quel pretexte doit on critiquer une mère qui subvient aux besoin émotionels de son bébé ? Ou encore "il dort entre vous ???!!!!. Mon dieu mais la mauvaise habitude…vous aller le payer quand il faudra le mettre dans sa chambre" – Je bondis – Nathan dormait dans un berceau à côté de nous, mais souvent aussi entre nous deux, notamment quand il avait ses colliques et qu’il hurlait de douleur. Si je vois que la seule chose qui soulage mon bébé et de caresser son ventre entouré de ses parents, je fais. Il faut s’écouter. Je crois que c’est la chose la plus importante. Portez votre enfant en écharpe pour étendre votre linge, et ne pensons pas aux gens qui pensent que "tu le colles trop". A ces gens dites leur merde. Chacun fait comme bon lui semble. Allez voir votre petit bébé si il pleure et câliner le, si vous en avez envie et si c’est la seule chose qui peut l’apaiser. Ne le faites pas passer de bras en bras si vous en avez pas envie, dites non et ne vous obligez pas à faire plaisir à Tata Yvette.
N’ecoutez pas toujours les gens qui disent "Tu sais, selon mon expérience fais comme çi". Chaque Maman doit faire son expèrience, et chaque mère ressent la maternité à sa façon.
Ce billet s’adresse surtout aux femmes enceintes, ou aux futures femmes enceintes, ou aux mamans de tout petits nourissons à qui on "critique" leur façon de faire. Suivez votre instincts, et vos envies. Faites ce qui vous sembles bon pour votre bébé, faites les choses naturellement.

Desfois, quand on vient d’être maman, on est en proie aux doutes. La fatigue aidant, on se dit "est-ce que je fais les bonnes choses ?", "est ce que je vais en faire un enfant capricieux ?", "Suis-je à la hauteur ? ". Ces questions je me les suis souvent posées et je me les poses toujours. Dites vous que ce que vous faites est le meilleur pour votre bébé, quoi qu’il arrive vous saurez en prendre soin, et il vous aimera autant que vous l’aimez. N’oublions pas que dans les premiers mois, un bébé à beaucoup besoin de ses parents. Et si vous jugez que dormir avec lui est bon pour lui, faites le. Et les nouveaux parents, ou parents à en devenir, ne vous gênez pas, et ne soyez pas hésitants face à l’institance des gens. "Il pleure, laisse le pleurer""Et bien non, il pleure je vais le rassurer, point barre". Osez, car moi je l’ai pas toujours faits et après je l’ai regretté.

C’était ma seconde participation aux Vendredis Intellos !


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Adaptation..la suite.

24 août

Et oui en ce moment je suis morose, j’ai la larme facile et je mords. C’est normal, mon fils s’adapte à la crèche, et moi aussi par la même occasion.

Ce matin il est resté 1h, ne m’a pas calculé quand je suis partie. Tant mieux.

J’arrive dans la voiture, pas de bruits, pas de cris, pas de chants ni de "mamannnnnnnnn". Je me sens libre comme l’air…enfin presque.

Car en fait,  j’ai super mal au ventre. Les deux premiers jours j’ai géré, genre ouai mon fils est super sociable, et puis la crèche c’est bien, et puis moi le boulot 2 jours par semaine ça va me faire du bien. Et là, aujourd’hui, je me suis un peu effondrée. Bah ouai, pour toi public je me livre et ouai tu peux sortir tes mouchoirs. Car ensemble, nous allons chialer comme des merdes.

Je roule vers je ne sais où, et mon coeur s’est serré d’un coup. Je pensais à mon petit Babi, né si petit, et maintenant le voilà à la crèche. Sans moi, sans son père, ni ses grands parents. Sans une personne à laquelle il est habitué.  L’imaginer me cherchant et ne me trouvant pas, me panique. Et si il se sentait abandonné ? Ouai je sais; je suis maso, en fait j’aime bien poser les questions qui plongent dans la déprime.

Demain il y fait son premier repas. Et moi aussi en faite. Premier repas sans lui. Seule, chez moi.

Manquerai plus que je regarde Motus.

Et puis en vrai, l’adaptation c’est aussi un peu pour nous hein.
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Ça c’est fait.

22 août

L’adaptation du Babi à la crèche.

La veille il n’a pas voulu dormir. Il ne faisait que rire.

Et moi j’étais un peu angoissée une fois qu’il s’était endormi. Un peu angoissée comme si c’était un peu ma rentrée à moi aussi.

Ce matin il n’a rien voulu mangé, peut-être avait il chaud ou était il trop fatigué pour manger quoi que ce soit.

On arrive à la crèche, dans la petite salle donnant sur la petite cour. Car en fait tout est petit là bas. Il y a des petites chaises, des petits lits, des petits canapés, des petits joujous. Mais aussi des minis porte-manteaux pour des minis-Babis.

Un enfant était aussi là, puis un autre, puis un autre. Babi va jouer tranquillement en me guettant quand même faut pas déconner. Puis il revient vers moi en chouinant et me tendant les bras." C’est rien mon bébé, va jouer ! Amuse toi, regarde, il y a des copains !"

Puis il y retourne tout joyeux.

Mon Babi a eu l’air d’apprécier, et demain il va rester seul 30 mn. Je le guetterai de la voiture.

Et puis au retour, tellement contente de ce premier moment en collectivité, je suis allé lui chercher un petit sac, pour mettre ses affaires. Enfin, pardon, ses petites affaires.


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Et si vous étiez à l’honneur aujourd’hui ?

19 août

Bah ouai, moi, le Babi, super-papa, le Babi, et encore moi . C’est bon.

Aujourd’hui lectrices, lecteurs, je te proposes d’être à l’honneur. En gros tu te présentes, tu me dis d’où tu viens, combien tu as d’enfants (si tu en a), bref quelques lignes sur toi .

Alors ne fais pas ton timide et go go go.

Mille-cuicui d’amour dans ta gueule.


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Tu crèches où toi ?

16 août

"Bah le vendredi…à la crèche ! "

Voilà où le Babi ira passer tout ses vendredis. Je reprend le boulot à mi-temps (vendredi et samedi), et le samedi il sera gardé par super-Papa.

Bien que je sois contente de reprendre le travail ; ça me fait tout drôle. En faite ouai, une étape. Une étape de plus. Après la marche, et le "je mange presque tout seul", l’entrée pour lui (et surtout pour moi), est un pas de plus dans le monde des grands.

La crèche où il ira est une petite structure, ce qui me convient parfaitement.Il y a les "Dauphins" où sont les petits et les "Tortues", pour les plus grands. Babi ira chez les dauphins. On a déja fait ses petites photos d’identité pour le dossier, et les photos 10 par 15 pour mettre au dessus de son porte-manteau/casier. Là, ouai j’avoue j’ai eu un pincement. La première photo officielle du Babi pour aller à la crèche. Celle qu’il aura pour s’identifier, celle qu’auront aussi tous ses autres camarades et où il apprendra à accrocher son manteau.

Bref trève de sèrieuserie (je sais que ça existe pas comme mot t’inquiètes), parlons du côté folklo de l’entrée en crèche.

  • La couture :  comme je suis perfectionniste de la mort qui tue, je voulais les belles étiquettes brodées comme j’avais quand j’étais petite. Cousues sur chaque vêtements avec amour. Sauf qu’après l’avoir fait sur deux tee-shirt ça m’a comment dire…saoulée. Du coup, au moment où je tape l’article, super-Papa est à côté de moi en train de se dévouer corps et âmes aux vêtements de son fils. Ah ouai tu savais pas ? Super-Conasse c’est moi.
  • Les achats : ouai faut amener un trousseau. Que c’est mignon ça me rappel les listes pour la maternité. En gros là je dois acheter des bodys, des petits pulls d’hiver (ouai je sais j’ai carrément le temps), mais moi je suis une première de la classe. Je veux que son petit sac soit prêt. Bah ouai et si tout d’un coup un jour de septembre sur la côte d’usure le thermomètre descendait à 10 degrés ?  Bref sait-on jamais.Hein.
  • Les habitudes du Babi : je dois remplir une feuille, pour ses repas et son autonomie. Comment dire ? Il mange presque seul, sauf qu’il aime bien mâcher, recracher dans sa main et jetter par dessus la chaise. Sauf que ça, on va omettre de l’écrire.
  • Niveau sommeil : ses signes de fatigues ? Bah il est relou, pleure pour rien, se frotte les yeux, et se met à quattre patte pour se blottir contre le sol. Jte jure mon fils desfois il se prend pour Milou (le chien de Tintin, tu suis ?).
  • Ses goûts alimentaires : il aime tout, tout et euh tout. Pique-assiette, il adore bouffer dans celle des autres, et surtout il aime manger les morceaux de bouffe qui sont au sol (qu’il aura balancé par dessus la chaise), genre mini-pâte étoile cachée sous la table basse, ou morceau de tomate cachée derrière un de ses jouets. Bon appétit.
Et sinon, l’adaptation c’est le 22, tout va bien.

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A mon Babi.

15 août

Ma vie, mon amour, ma prunelle, mon bonheur, ma tendresse.

Mon éclat de rire, mon bisou baveux, mon calin à la compote, mon cri perçant.

Mes pieds qui puent, mes yeux bleus, mes petites mains, mon élancé, mon poids plume.

Mon têtu, mon capricieux, mon bibidou, ma joie de vivre, mon casse-burne.

Mon rire coquin, ma thérapie quand j’ai le spleen des gens partis au ciel.

Mon envie de le mettre au lit le soir pour pouvoir me poser.

Mon envie d’aller le chercher le matin quand j’ouvre les yeux.

Mon odeur de craquouillou au réveil de la sieste.

Ma fierté.

Mon fils.

Je te kiffe grave.


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