
Oyé Oyé, dans cet article ma première contribution aux Vendredis Intellos de Mme Dejantée.(
http://lafamilledejantee.blogspot.com/
). Et j’te préviens j’ai pondu un sacré pavé !
Stephanie Allenou (maman de 3 anfants dont des jumeaux) aborde avec clairvoyance son role de maman dans "mère épuisée". Le syndrôme de l’épuisement maternel. Car oui je pense que chacune des mamans que nous sommes nous avons été un jour ou l’autre, épuisée.
Quand je suis devenue maman, je pensais que tout serai rose. Et au fur et a mesure des semaines, je me suis sentie parfois dépassée, fatiguée, imcomprise.
Déja parce que autour de moi (dans ma famille )personne n’a été mère au foyer, et que au fond tout ne "devrait" être que bonheur lorsque bébé est là.Et puis les jours passent, je ne sortais pas tout le temps, et quand bébé grandit et qu’il commence à crapahuter de partout, j’avais de moins en moins de temps pour moi.
C’est vrai qu’on veut que tout soit bien organisé : "La multitude des taches ménagères et éducatives me fait entrer doucement en tension permanente. Je me retrouve souvent dans l’incapacité de répondre à tous en même temps et je perds patience de plus en plus vite. Je ne me dis pas que c’est normal de ne pas y arriver, que c’est une bonne chose qu’ils apprennent à attendre. Non, je me dis qu’il faut que je sois plus rapide, mieux organisée. Pour gagner du temps, j’ai toujours quelques choses dans les mains et je passe d’une pièce à l’autre en remettant les objets à leur place."
C’est bien vrai, quand un enfant grandit, il a de plus en plus besoin d’attention. Quand Nathan, était nourrisson je profitais de ses longues plages de sommeil pour dormir moi aussi, m’occuper du linge tranquillement etc. Puis il grandit, il joue, découvre et se retrouve dans mes pattes, tout le temps. Alors je peste, m’enerve parfois. Et je me dis aussi que je devrais mieux m’organiser.
Du coup j’ai ressorti le parc, et je l’y met si j’ai besoin d’un long moment de "tranquilité", pas dans le sens qu’il me foutte la paix, et qu’il me saoule hein. Mais quand j’ai besoin de faire du ménage, ou étendre une machine sans qu’il n’enlève chaque vêtement étendu. Où qu’il ne manque de se casser quelque chose en sautant du dossier du canapé.
Les mamans je vous conseilles vivement ce livre, d’une maman et de son "combat" avec ses 3 enfants, qui est passée par des phases difficiles.
Je me suis souvent reconnue en elle, quand elle parle "Je veux être seule, dans le silence, sans agressions extèrieures", et c’est sans honte aucune que je le dis. OUI parfois j’ai envie de silence. Car il y a des jours où les cris les caprices sont omniprésents (car a bientôt 18 mois monsieur Babi s’affirme de plus en plus), et il est difficile pour moi de rester ZEN. Alors OUI ces jours là, quand mon homme rentre je m’isole, et je me repose, sans lui, sans mon bébé. Oh oui je l’entend rire et jouer et j’aime cela, mais rien qu’une heure coupé du monde avec un bouquin, ou un vernis à ongle à poser, ça fait un bien fou.
Encore un autre passage "Une mère doit-elle forcément tout partager avec ses enfants, son conjoint ?. En définitive, je partage mes jours, mes nuits, mes repas, mes activités, mes bijoux et mon maquillage, mon oreiller (que je retrouve souvent dans le lit d’un des enfants), mes étoles, mes genoux (squattés à longueur de journée…). Je n’ai plus rien en propre."
Et c’est vrai, j’ai déjà eu cette sensation de ne plus être moi. Et surtout pendant des pèriodes de grande fatigue, de stress, où mon petit bout est usant. Ce ressenti d’être plus jamais "seule", de plus rien à avoir à moi. Mon sac à main est partagé avec Sophie la Girafe, mon repas est haché par Babi qui pique dans mon assiette ou qui attire mon attention. Ma douche est souvent interrompue par une petite main qui va venir tirer le rideau de douche.
C’est pour cela que pour TOI maman, il faut avoir du temps pour soi. Evidement il faut le faire quand besoin est, et non à contre- coeur. Vraiment à un moment où tu a envie de souffler. Et là tu appréciera!
Je termine par le dernier passage du livre : "Laissez tomber une fois pour toutes l’image que vous vous faites de la "bonne mère". ? N’est juste que ce que vous avez choisi, pas ce que l’on vous impose.
- Acceptez de ne pas être idéale, de parfois blesser vos enfants, d’avoir vos limites. Faites vos propres expèriences : c’est par la pratique que l’on apprend. Chaque personne à son rythme, et ce qui convient à l’une ne sera pas forcément approprié pour une autre.
- Ecoutez vos enfants.
- Acceptez l’aide proposée en revoyant à la baisse vos exigences.
Finalement que peut faire l’entourage ?
- S’impliquer dans le quotidien, prendre réèllement en charge une partie des tâches ménagères.
- Ne pas considérer que la maternité n’est qu’une affaires de femmes.
- L’entourage amical ou familial peut soutenir la mère de multiples manières, qui ne passent pas forcément par la garde des enfants. Parfois elle a juste besoin d’être accompagnée, pour aller au parc, ou bien papoter une heure chez une amie.
Ce livre m’a beaucoup aidé dans mes périodes de doute, car je me suis sentie moins seule à ressentir des choses dont je n’osais parler à très peu de personnes. Car comme le dit l’auteur, à être trop centrée sur les besoins d’autrui, on peut se perdre
Voilà j’espère que cette contribution vous aura plu. J’ai beaucoup aimé l’écrire car elle me représente ce qui a été difficile pour moi d’exprimer, les moments où ça n’allait pas.
Aujourd’hui j’apprends à avoir du temps pour moi, et me dire que je ne suis pas Bree Van de Kamp.
Avoir un enfant est la plus belle chose au monde, l’élever à plein temps est une chance, mais il ne faut pas s’oublier en tant que femme ! Le faite de lire tous ces blogs et de partager avec vous toutes m’apprends et m’aide beaucoup au quotidien car au final on se sent soutenue et comprise.



Tags:épuisement maternelle, mère épuisée, vendredis intellos